JOHN HARDY : Et si on changeait le monde grâce à nos bijoux ?

John Hardy - Campagne Angela Lindval

Des bijoux qui allient tradition artisanale millénaire, lignes ethniques et modernes et création dans le respect des hommes et de leur environnement ? Ne cherchez plus, vous êtes chez John Hardy

Présenté dans le WWF Deeper Luxury Report comme un exemple en matière de luxe responsable, ce joaillier très connu aux USA et au Japon est reconnu tout autant pour son design distinctif que pour ses convictions en matière environnementales et sociales. Il s’est par exemple fait remarquer en 2010 lorsqu’il a annoncé aux côtés de grandes maisons qu’il boycotterait l’or provenant de « Pebble Mine » en Alaska, projet menaçant l’une des plus grandes réserves de saumon au monde.

On a également entendu parlé de John Hardy lors de sa récente collaboration avec la top model engagée Angela Lindvall (on vous invite à aller voir cette vidéo sur Youtube) pour le lancement de la ligne « Hijau Dua » – une collection de bijoux faits main à partir d’argent recyclé et d’or éthique.

Angela Lindvall & Guy Bedarida

HijauDua collection

Et puis le joaillier a participé à Redress, l’un des premiers green fashion shows organisé à Hong Kong (superbe démarche, dont on vous avait parlé ici), avec l’objectif d’initier un mouvement positif dans l’industrie de la mode en Asie.

C’était déjà bien suffisant pour que l’on ait envie d’en savoir un peu plus sur cette maison … et voilà la belle histoire que nous avons découverte.

UN PEU …. d’histoire

Guy Bedarida & Damien Dernoncourt

Tout commence en 1975 quand le jeune Canadien John Hardy pose ses valises à Bali pour y apprendre les techniques traditionnelles de fabrication de bijoux.  Petit à petit, une entreprise nait puis grandit, en osmose totale avec l’île, ses habitants, sa philosophie. Ce sont aujourd’hui plus de 1 400 personnes qui travaillent à la création de ces bijoux éthiques et originaux, sous la direction du designer Guy Bedarida et du CEO, Damien Dernoncourt… On ne veut pas faire nos chauvines, mais le fait que ce soient des « Frenchies » nous plait bien!!

BEAUCOUP … de style

Chez John Hardy s’opère un savant mélange entre savoir-faire traditionnels et  techniques modernes innovantes, pour un design au rendu tantôt ethnique et fort, tantôt épuré et discret.

Qu’il soit abstrait ou figuratif, chaque bijou raconte une histoire… l’histoire des hommes et des femmes qui l’ont confectionné grâce à des méthodes ancestrales balinaises dont les noms ont gardé des accents mystérieux et lointains : rantai (chaine tissée), tenun (maille tissée), ou encore ukiran (travail de la coupe)…

Classic Chain Kepang - John Hardy

Palu collection - John Hardy

Bedeg Silver - John Hardy

Tout le cœur de la création se trouve à Bali, au milieu des rizières, où Guy Bedarida a développé un véritable village niché dans une forêt de bambous, dédié à la fabrication des bijoux John Hardy.

PASSIONNEMENT … l’harmonie retrouvée entre les hommes et leur environnement naturel

C’est au cœur même de cette forêt de bambous à Bali que tout l’engagement de la marque prend son sens et grandit.

Le village où logent les artisans et leurs familles accueille le showroom et les ateliers de John Hardy, mais aussi une ferme organique, autre témoignage de l’état d’esprit dans lequel le joailler souhaite développer sa marque.

Mais ce qui caractérise aussi l’engagement de la marque, c’est son implication depuis des années pour annuler son empreinte carbone. Depuis 2006, l’entreprise calcule les émissions de carbone liées à sa publicité – et plus récemment à sa consommation électrique des ateliers de Bali et Bangkok et à ses coûts de transports et de fret,.- et plante un nombre correspondant de jeunes plants de bambou (connus pour leur capacité à « emprisonner » le CO2) sur Nusa Penida, une petite île au large de Bali abîmée par la surexploitation agricole et la déforestation.

JOHN HARDY Bamboo collection

La marque offre également l’occasion à ses clients de s’engager, via l’opération « Wear Bamboo, Plant Bamboo » : une partie des profits réalisés de la vente de chaque bijou de la collection Bamboo est versée pour planter de jeunes plants sur l’île. Aujourd’hui c’est plus de 600 000 bambous qui ont ainsi été plantés !

Et l’investissement de l’entreprise dans la vie locale Balinaise ne s’arrête pas là  puisqu’à travers des programmes comme « Jobs for life », elle participe au financement de la scolarisation de lycéens en difficulté et leur fournit un apprentissage pour les former à un métier.

JOHN HARDY - The Green School

A LA FOLIE ?? … Et l’or et l’argent dans tout ça ?

C’est beau de valoriser les savoir-faire locaux, de développer un cadre de vie et de travail enrichissant, et d’adopter une attitude responsable sur le plan des émissions carbone, mais qu’en est-il de leur matière première – l’argent et l’or ?

On est en droit de se poser la question quand on sait que l’extraction de l’or est une des activités les plus dangereuses pour la santé humaine et les plus polluantes pour l’environnement (notamment en raison du mercure et du cyanure utilisés dans les mines industrielles qui fournissent 90 % du marché). Alors nous leur avons posé la question !

Pour l’argent, selon les collections, le pourcentage d’argent recyclé utilisé oscille entre 50 et 70%, un bon début.

Concernant les pierres utilisées, la traçabilité est toujours un objectif, même si comme on le sait, elle n’est pas toujours évidente. L’entreprise demande toujours à ses partenaires de lui fournir des certificats en termes de traçabilité. Et l’implication se fait parfois même personnellement puisqu’en mars dernier l’équipe est allée visiter en Thaïlande l’un de leurs plus gros fournisseurs de saphirs noirs, afin de vérifier les conditions d’exploitation.

Enfin, pour ce qui est de l’or, l’entreprise dit s’approvisionner auprès de mines responsables. A ce titre, elle vient justement de rejoindre le RJC – Responsible Jewellery Council, organisation qui vise à promouvoir les pratiques responsables en matière éthique, sociale et environnementale dans l’ensemble de la filière. C’est donc du sérieux.

Bien sûr, des progrès sont toujours possibles, et John Hardy semble s’inscrire dans une démarche d’amélioration constante…

Espérons qu’il entraine dans son sillage toute la profession, pour proposer, comme l’entreprise le dit elle même, « une nouvelle vision de la joaillerie, où la beauté et le luxe sont un aboutissement bienfaisant et non juste un bien de consommation ».

Alors,… A la folie, Oui !! Mais juste pour ce qui est du plaisir et de l’esthétisme… Pour le reste, c’est en toute conscience qu’on aime John Hardy !

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Julie & Marie

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Pour trouver John Hardy en France : au Bon Marché ou sur leur e-boutique.

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